Le changement, c’est maintenant

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Rassurez-vous, je ne vais pas parler politique ! Cette 1e moitié d’année a été riche en réflexions autour du changement. Après 10 ans passés dans la même entreprise et 15 à Grenoble, je ressentais un besoin fort de changement, sans vraiment savoir s’il suffisait de changer d’emploi ou s’il me fallait changer de région aussi. Bordeaux et sa région m’attirait beaucoup (Alex, mon mari, vient de Bordeaux, donc je connais pas mal), mais question travail c’était aussi pauvre que Grenoble (ça faisait déjà 2 ans que je scrutais les annonces sur Grenoble, en vain). Et à Bordeaux, c’était pas forcément simple non plus côté travail pour Alex, qui devait demander une mobilité interne et retrouver un poste.

Il y avait Lyon aussi, où question travail cela aurait été plus facile pour Alex et pour moi également. Il y avait au moins des offres auxquelles répondre (contrairement à Grenoble donc). À Lyon, le changement aurait été moins radical et on pouvait espérer voir nos amis grenoblois de temps en temps.

Alors j’ai commencé en fin d’année dernière à postuler à Lyon et à Bordeaux, car il y a eu à ce moment-là 2 super offres en e-commerce : chez Cultura à Bordeaux et chez Mondial Tissus à Lyon, 2 belles enseignes que je fréquente assidûment et que j’aime beaucoup. J’y voyais un signe du destin incroyable ! Cela faisait 2 ans que je disais à qui voulait l’entendre que mon rêve était de travailler au pôle e-commerce de Cultura. J’ai décroché un entretien chez Cultura (et à peine un mail du RH de Mondial Tissus après plusieurs relances… Après on nous parlera de la « marque employeur »… En 2017, toutes ces grandes entreprises qui ont pris la peine d’implémenter une belle plateforme de gestion des offres et des candidatures mais qui se contentent d’un laconique « si nous ne vous avons pas contacté sous 4 semaines, considérez que c’est mort »… Ca me sidère et me peine pour leur image de marque. Un e-mail automatique ne leur coûterait pas très cher à mettre en place et cela laisserait un goût un peu moins amer aux candidats refoulés.) Bref.

Donc j’ai passé mon entretien chez Cultura fin janvier et ça a été un super moment : petit week-end éclair à Bordeaux avec ma belle-soeur et son copain, sans enfants ni mari (mais un peu de stress quand même !) puis entretien au siège de mon enseigne préférée et coup de boost en me disant que cela s’était bien passé et que dans tous les cas, ça me remettait dans le bain ! Je n’avais pas passé d’entretien depuis plus de 10 ans ! Et cerise sur le gâteau, j’ai commencé une détox au sucre dès que j’ai su que j’aurai un entretien, moi qui n’arrivais pas à me motiver pour me reprendre en main, avec quelques kilos qui se sont ensuite envolés !

Ensuite, ça a été long pour avoir un retour de Cultura, mais je continuais de postuler à quelques offres sur Lyon. Et puis, j’ai eu le retour de Cultura : ils n’ont recruté personne finalement à ce moment-là, car ils n’avaient pas trouvé leur bonheur. Déception forcément, mais un super contact avec la chargée de recrutement, et franchement, ça change tout ! J’ai ensuite eu un entretien dans une très belle agence web lyonnaise, la seule qui m’aurait fait renoncer à mon souhait de ne plus travailler en agence. A côté de cela, j’ai beau eu essayer, mais je n’avais pas d’attirance particulière pour Lyon. Ville trop grande et « au milieu de nulle part ». A Bordeaux, il y avait la perspective de l’océan et à Grenoble, les montagnes. D’ailleurs j’avais assez peur que ces belles montagnes me manquent beaucoup. J’aime être entourée par les montagnes : on peut presque voir les montagnes de chaque rue et j’adore ça. Lever le nez et admirer le Vercors, Belledonne ou la Chartreuse, je ne m’en suis pas encore lassée.

Pendant ce temps-là, je ne faisais que cogiter. Un jour Lyon, l’autre Grenoble. Un jour, toujours du webmarketing et du e-commerce et le lendemain je voulais me lancer pour essayer de vivre de mes petites créas. Un jour, je voulais passer plus de temps avec mes filles et le suivant, ça n’était plus si prégnant. Un jour, je pouvais patienter pour l’achat d’une maison, le lendemain c’était une obsession (car changer de région équivalait à retarder l’achat de la maison). Alex commençait à s’impatienter, à ne plus savoir quoi dire aussi au niveau de son travail, car il avait commencé à en glisser 2 mots à son chef. Cela a été une phase pénible. A se dire aussi que si on n’arrivait pas à se décider, c’était qu’il ne fallait rien faire. Pour me changer les esprits (et botter en touche), j’ai beaucoup cousu et créé des cartes. Une des choses que j’aime en faisant des loisirs créatifs, c’est le fait d’être concentré sur sa créa et de ne plus penser au reste.

Et puis, j’ai rencontré fin avril, un peu par hasard, un des mes anciens clients, pour lequel j’avais beaucoup apprécié travailler il y a 1 ou 2 ans (je m’étais retenue quelques fois de lui proposer de me débaucher à l’époque). Et en fait, il cherchait à recruter quelqu’un pour une création de poste, pour gérer le marketing et la communication, avec un profil bien digital. Donc évidemment je me suis dit « banco » ! En plus, le secteur d’activité était parfait pour moi : la langue française et l’orthographe. Je suis connue au boulot pour être bien chiante sur les questions d’orthographe :). J’ai de nouveau pu m’exercer au jeu de la patience, car j’ai attendu pas mal de temps la date de l’entretien, mais après, tout a été plutôt rapide et j’ai enfin décroché ce super boulot que j’attendais ! Donc finalement, nous restons à Grenoble et allons enfin pouvoir commencer à chercher une belle maison où nous installer. Et tous ces mois à douter, de moi (forcément, à chaque non-convocation à un entretien, tu te prends une mini-claque), de mes envies, de mes projets, et bien ils ont sûrement été bénéfiques quelque part et m’ont lentement acheminé vers ce résultat. Cela a été long, mais je crois de plus en plus au fait que les choses arrivent quand elles doivent arriver. Mais parfois c’est long avant qu’elles n’arrivent. Je me souviens de ce poste que je rêvais d’avoir (pour lequel j’ai été bien vexée de ne pas avoir eu d’entretien physique après l’entretien téléphonique) : j’ai appris quelques temps après qu’en fait l’entreprise en question était dirigée par un PDG pas tout à fait sain d’esprit, visiblement… Un mal pour un bien.

Depuis, j’ai annoncé ma démission (c’est toujours un peu l’angoisse, mais ça s’est bien passé) et je prends conscience petit à petit de ce qui va me manquer (et ce qui ne me manquera pas !). Un gros pincement au coeur de quitter mes collègues, mais je suis sûre de revoir régulièrement ceux qui sont devenus des amis au fil des années. Et une petite appréhension, légitime, de découvrir une nouvelle équipe. Il y avait finalement un certain confort dans ce boulot : au bout de 10 ans, tu connais pas mal les rouages de l’entreprise et tu connais bien ton métier. Mais la lassitude, je crois, de tout connaitre aussi, quelque part. Moins de nouveauté, moins de choses à apprendre et moins de plaisir au final.

Une page se tourne et une nouvelle va s’écrire… un peu comme dans le bullet journal que je viens de commencer ! Organiser ses idées dans un agenda / cahier créatif, je n’y croyais que moyennement, mais finalement j’apprécie. Pas tout à fait un nouveau départ, car je n’ai fait que changer de travail, mais nouvelle étape dans ma vie. Une nouvelle page.

 

Après ce billet très « ma vie, mon oeuvre », je vais prendre le temps de créer de nouveaux tutos et de publier plus régulièrement. C’est assez marrant de voir que j’ai finalement beaucoup blogué dans cette période riche en prise de tête sur mon avenir professionnel, pour certainement faire l’autruche, m’évader, occuper mon esprit à autre chose, alors que depuis que c’est en place, depuis mi-juin, je n’ai plus rien écrit ! Comme si j’étais à sec et que je n’avais plus rien à dire, plus de créativité aussi peut-être…

L’envie est en tout cas revenue et d’ailleurs, comme je sais déjà que la recherche de maison va être une période bien pénible aussi, vous allez sûrement me voir souvent par ici !!

Et vous, lecteurs anonymes, ne le soyez plus et créons un lien ! C’est à votre tour pour les confidences : quels sont vos prochains challenges ? Y a-t-il aussi des choses qui se dénouent comme ça, presque facilement, alors que vous avez bataillé longtemps avant, sans succès ?

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4 Comment

  1. Linda says: Répondre

    Et bien, de mon côté je suis un peu en mode off côté projets de changement. J’ai des idées en tête mais impossible de me mettre en action. Je suis comme figée…Il faut dire que j’ai eu récemment un bébé et nous avons acheté et rénové entièrement l’appart de nos rêves. En tout cas, je trouve ça hyper intéressant et mystérieux cette dynamique de changement qui mûrit, stagne, pèse, motive, agace…ça me fait penser à des courants marins parfois contradictoires qui nous portent, des longs moments où l’on dérive sans cap, puis le vent se lève et on atteint la côte Bonne aventure à toi en tout cas !

    1. Mélanie - Motifs-Addict says: Répondre

      Très belle métaphore ! Oui, tout projet doit mûrir. Si ça ne se fait pas tout de suite, c’est que ça n’était pas encore le bon moment… J’espère qu’on restera en contact !

  2. […] Donc sur mes cartes, j’y vais avec parcimonie. J’ai par exemple créé ces 3 mini tableaux pour mes amies et collègues que je quitte bientôt. […]

  3. […] mes collègues me l’ont offerte, le jour de mon départ (de mon ancien travail donc, l’histoire est ici). Je ne m’y attendais évidemment pas et j’ai été très touchée par ce magnifique […]

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